Sens et mouvement au bord du fleuve : 5e et dernier rendez-vous de l’année le samedi 17 juin

anatoleLe cinquième et dernier rendez-vous de l’année pour Sens et mouvement au bord du fleuve aura lieu le samedi 17 juin prochain. Après contrôle et lâcher-prise en octobre, recevoir et impulser en décembre, douceur et fermeté en février et fluidité et transformation en avril, en route pour Ecouter le silence. Vous trouverez la note d’intention en pièce jointe.

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Au studio Le Chai, 62 rue René Gasnier, 49190 Rochefort-sur-Loire
Inscription et rendez-vous : anatolelorne@yahoo.fr / 06 89 22 23 55
Ouvert à tous.
Repas partagé le midi.

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Pas de massage et thé ce dimanche 18 juin. Mais pour ceux qui seraient de passage dans la région, à partir de cet été je recevrais chez moi, à Aubeterre-sur-Dronne (16), dans un espace dédié à ces pratiques.

Au plaisir de vous retrouver à l’un ou l’autre de ces temps !
Anatole

Ecouter le silence

« Il ne suffit pas qu’ils ouvrent toutes grandes leurs oreilles ou qu’ils cherchent à comprendre ce qui leur est dit. Il leur faudrait d’un geste superbe instaurer un vide stellaire dans lequel les mots de l’autre voltigent, papillonnent avant de se loger à leur aise. De même nous nous effaçons devant les choses pour qu’elles emplissent notre regard. A la suite de quoi se produit une sorte d’expérience merveilleuse. Une pensée autre que la mienne prend sens en moi. Je ne la traque pas, je ne cours pas après elle, je ne l’interprète pas du dehors comme le voyageur à la recherche de balises sur une terre étrangère. Si par quelque côté, je ne procédais pas de concert avec elle, si je ne l’anticipais pas comme elle s’anticipe elle-même, je m’épuiserais dans une course-poursuite invraisemblable – ce qui se ne produit jamais quand l’écoute se perpétue dans des conditions convenables. Ainsi, en me démettant je m’enrichis, en oubliant de prendre l’initiative et d’aller au plus pressé, en acceptant les intempéries, les temps morts et les silences, je m’augmente d’une autre expérience. »

Du bon usage de la lenteur, Pierre Sansot, Ed. Rivage poches, pp.45-46

Pierre Sansot parle ici de l’écoute à travers les mots et la pensée. Qu’en est-il si on l’étend au corps, ses perceptions et ses mouvements ? C’est ce que nous aborderons durant cette dernière journée de l’année. Laisser venir de l’inconnu en soi, doucement. Au risque du peu, voire du rien. Et de la surprise. Nous nous y emploierons avec, parmi d’autres outils, l’ivresse de la dépense pour nous aider à convoquer cet état intérieur.

Au plaisir de partager cette expérience avec vous !

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